La voie de chemin de fer reliant Nairobi à l’ouest du pays passe en plein milieu du bidonville, et sert de rue principale.

Le Paradoxe de Kibera

Photoreportage sur les paradoxes de la vie à Kibera, le plus grand bidonville du Kenya.

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J’♥ Ma Ruelle

Cette série photographique révèle des fragments du paysage insolite aux assignations incertaines que sont les ruelles.

Cory, qui est originaire de la réserve Mistigouch de la Première Nation Micmaque et a vécu la plupart de sa vie à Montréal, est prêt à participer à un pow-wow d’hiver dans un hôtel du centre de Montréal. « J'essaie de participer à autant de pow-wows que je peux, je trouve ça stimulant. Plus les années passent plus je danse et ma timidité a plus ou moins disparue et a été remplacée par de la fierté. Je pense que ça aide beaucoup à faire la transition menant à s'impliquer davantage dans notre culture, surtout pour les jeunes. »

Montréal, Ville Autochtone

Alors que l’environnement social dans les réserves autochtones au Canada continue à se dégrader, l’intensification de l’exode rural des jeunes fait que leur population à Montréal a plus que doublée en dix ans.  La situation actuelle des jeunes autochtones en milieu urbain au Québec ne fait pourtant généralement pas l’objet de beaucoup d’attention même s’il est reconnu que la migration dans les grandes villes canadiennes n’est pas un phénomène isolé. En effet, l’afflux de ces derniers dans les grands centres urbains, bien qu’il constitue un phénomène relativement nouveau, enregistre une croissance démographique très rapide comparativement à la population non autochtone.

Mais qu’est-ce qui les incitent à quitter leur communauté afin de venir fouler le sol urbain? Pour le comprendre, j’ai suivit dix jeunes aux profils variés dont Joey, un slammeur Inuit qui n’a redécouvert que récemment son autochtonie, et Delores, une Crie arrivée à Montréal il y a deux ans qui n’imagine plus retourner vire dans sa communauté. Le reportage permet donc de présenter leurs diverses perspectives,  et leurs raisons qui ont poussé chacun d’entre eux à venir habiter à Montréal: la poursuite des études post-secondaires et universitaire, la recherche d’un emploi et ou tout simplement la volonté d’expérimenter la vie urbaine. Mais des raisons d’ordre social sont aussi évoquées: pour certains, le désir de quitter un milieu familial violent, pour d’autre fuir leurs problèmes devient la promesse d’une vie meilleure.

Les Peuples des Premières Nations (Amérindiens et Métis) ainsi que les Inuits, qui ont toujours accordé une grande importance à la terre natale de par leur attachement aux valeurs et aux traditions qui fondent la vie de la communauté, s’efforcent d’affirmer leur appartenance autochtone et à la faire reconnaitre. Ceux qui vivent dans les régions urbaines ne font pas exception à ce sentiment et, de façon générale, les jeunes y cherchent, parfois avec difficulté, des organismes et des associations qui reflètent leurs valeurs.

Afin de comprendre le sens de cette appartenance, je les ai photographiés dans leurs activités quotidiennes, chez eux, à leur école ou leur travail, et réalisé des entrevues filmées avec chacun. Les entrevues portent sur les raisons et les circonstances de leur venue à Montréal, la manière dont ils envisagent pouvoir vivre leur culture dans un cadre urbain et ce que signifie le fait d’être autochtone aujourd’hui.

Il est en effet bien difficile d’être reconnu comme Autochtone dans la cité.La rupture et la distance avec la communauté d’origine combinées à l’intégration dans un univers qui se dissocie quelque peu de leurs traditions et l’absence de la dynamique communautaire poussent des jeunes à éprouver des problèmes d’adaptation, voire de rejet et de discrimination. Coupés du milieu de vie qui les reconnaissait, certains jeunes se sentent perdus et ressentent tôt ou tard le besoin d’affirmer leur identité, de se regrouper et de partager avec d’autres.

Ce que j’ai donc cherché à comprendre avec mes photographies est la manière dont les autochtones arrivent à concilier leur vie urbaine avec leur identité. Des aspects de la  vie urbaine pourraient en effet apparaître dans bien des cas comme difficilement conciliables avec les valeurs portées par les communautés autochtones au Québec. Ces communautés sont pour la plupart localisées dans des réserves et connaissent bien souvent d’importants problèmes sociaux, tels la toxicomanie, l’alcoolisme, le chômage et de la violence au sein des familles, qui proviennent en grande partie de la perte de repères qui a accompagné l’occidentalisation de leur mode de vie. Les jeunes autochtones doivent alors trouver un compromis entre le dédain de leur communauté et la fierté d’appartenir à un peuple autochtone. Leur arrivée dans la ville est donc perçue à la fois comme une opportunité mais aussi un défi. L’échec est malheureusement fréquent comme le révèle le fait qu’une grande proportion des personnes sans-abris de Montréal sont des autochtones.

J’ai finalement réalisé ce reportage dans le but de témoigner des problèmes de fond qui aujourd’hui traversent et travaillent toutes les personnes appartenant aux Premières Nations du Québec, mais qui se cristallisent avec une intensité toute particulière dans les centres urbains. Ainsi, en donnant une nouvelle image de la vie et des réalités autochtones aux Autochtones eux-mêmes ainsi qu’aux non-Autochtones du Québec et d’ailleurs, mon travail permet de favoriser le dialogue interculturel et la réflexion autour du sens qui est donné au sentiment d’appartenance à une Première Nation par ses représentants.

Pour en savoir plus, il est possible de lire un article plus long que j’ai écrit pour la revue A Bâbord en 2013 ici : Montréal, Ville Autochtone / A Bâbord

« No Es Una Crisis, Es Una Estafa »

NO ES UNA CRISIS, ES UNA ESTAFA

La crisis y sus medidas de austeridad se despliegan en España con fuerza e impactan cada día a un número más grande de españoles, privándolos de trabajo, de subsidio de desempleo, de asistencias sociales, de vivienda o de servicios públicos. Los recortes suplementarios son votados regularmente, mientras que los bancos siempre son autorizados a expulsar familias de su vivienda, poseyendo así, inmensos parques inmobiliarios vacíos desocupados voluntariamente. Frente a esto, diversos grupos se organizaron después del impulso dado por el movimiento de los indignados (15M) con el fin de defender sus derechos amenazados; solidarizándose, manifestando, ocupando, difundiendo  información y reflexionando sobre las formas que les permitiesen responder por sí mismos a sus necesidades, por cuenta propia. Particularmente constituido por retratos, este reportaje ilustra tanto las consecuencias de la crisis, como las estrategias que son opuestas y las alternativas propuestas.